poème

Cœur à désosser

Serf à désosser compliqué
les putes, les bagnoles, le pognon, la télé
mon cœur saigné de toi, les balles oubliées
dans les corps en cri des villes décimées

Certes y’a des hausses c’est compliqué
Au moins t’as du pain dur pour bouffer
Recherche un tutoriel si tu souhaites sourire
L’heure est aux likes plus aux satires

On fera de toi
Un bien moins que ça
Mais que suis-je moi ?
Rien pour ces gens-là.

Méfiez-vous des riens…

Serre, effet de serre c’est compliqué
C’est la faute à la planète si elle commence à craquer
Elle a qu’à augmenter sa productivité
Et suivre les normes cadencées des « civilisés »

Sers-toi d’mes os si c’est ton souhait
Mes fantômes, mes pensées, toutes ces futilités
qui me distinguent tant des autres robots
des balances, des faux cul, des connards et maqu’reaux

Sers à mes os ces cons plissés
gavés aux médias, à la loi, au Parquet
aux Judas, aux salopes et aux psy déjantés
tu veux plus de fluidité ? Viens que j’te pisse à la raie.

Et tu me jugeras
Bien inférieur à toi
Mais que suis-je moi ?
Rien pour ces gens-là.

Méfiez-vous des riens…

Si j’ai donné ma vie à ma plume, à mes cris
Qu’à tu fais de la tienne dans tout ce vomi ?
L’idéologie du bien, c’est certain ça fait mâle
quand faut baisser ton froc tu dis que t’aime l’anal

Mais tu l’as déjà zappé comme tu m’as effacé
Le mépris en clic fait pour te protéger
On oublie l’histoire on refait sa mémoire
Mais moi je sais, je sais ce que tu m’as fait.

C’est plus lourd et moins agréable c’est sûr
Que toi qui taille des pipes sans raser les murs
entre deux textos où tu dis ne plus me vouloir
alors qu’hier encore tu priais que j’te féconde un chiard

T’as pris un chien, et un frigo américain
et un psy qui t’as dit de niquer tout Dauphin
le pognon c’est bien, ça aide pour la liberté
le pognon c’est bien, ça rend indépendant

ça nous fabrique une humanité…
qui envoie la moralité se faire foutre.
tu me zappes tu m’oublies
tu t’enfuies tu t’en fous

Être humain sans valeur, triste réalité
pas compliqué vraiment, fallait créer l’dieu Monnaie
Et puis aussi la joie de consommer les autres
Et si tu te rebiffes, ils t’appellent « décliniste ».

Faut suivre le progrès des ordures
putain mais pourquoi tu piges pas ?
C’est pourtant simple non, travaille consomme et ferme-là
Oublie l’amour, l’amitié et puis la poésie

Seul compte l’ambition et l’argent patrie
Mais moi, je suis là pour tenter d’être en vie
Alors je serais fou à leur yeux de pétrie
Mais il fallait être fou tu sais, pour aimer cette furie.

Qu’as-tu fait de moi ?
Tu m’as ouvert les yeux putain
et méfie-toi de moi
car tous les « tout » sont partis de rien.

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