Poème

Bienvenue à Spleenville

le spleen de la nuit qui passe
dans les rues bulldog
les sourires de rapaces
au fond des verres de drogue

qu’avait-elle à prévoir ?
et moi paumé dans ses miroirs…

le spleen de la vie qui danse
sur les fils de l’opium
Les désirs de faïence
des petits cœurs métronomes

qu’avait-elle à y voir ?
et moi piégé dans ses tiroirs…

Bienvenue à Spleenville
Welcome to Blues City
dans les bars de l’Abîme
les cœurs se taillent à la scie

Bienvenue à Spleenville
Welcome to Blues City
les bras d’un autre te devinent
sous les cris noir de la pluie

Les dérives de nos corps, démences
sous les cris bétonnés
flics faciles et malchance
en mode couple décorés

Qu’avait-elle d‘illusoire ?
Odeurs fantômes dans le plumard…

Toutes ces satyres en satin de nous
qui attirent les cauchemars
Quand un nom peut te rendre fou
Or elle lie les purgatoires

Qu’a-t-elle fait de mes nuits bleues ?
Qu’ai-je fait des sons tordus ?

Bienvenue à Spleenville
Welcome to Blues City
dans les bars de l’Abîme
les cœurs se taillent à la scie

Bienvenue à Spleenville

Welcome to Blues City
gare à toi si tu m’abîmes
l’Amour se paie en orties

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