poème

Les femmes que j’ai aimées ont-elles réellement existé ?

Il est deux heures
et demi du matin

Le petit dort
même si j’ai dû jouer de l’autorité
pour le faire se changer
avant
(il avait fait une trace dans sa culotte)

Mais Papa je suis fatigué

Moins tu discutes et plus vite tu iras te coucher

et là, il dort
et moi
je me demande si les femmes que
j’ai aimées ont vraiment
existé ?

Celle qui avait des cheveux d’été ?
et celle avec des yeux d’automne ?
et celle qui m’a filé le môme ?
et celles qui m’ont fait pleurer ?

et l’accordéoniste ?
la petite indienne ?
et cette garce du collège avec son râtelier
en métal, sa tignasse au carré et sa robe
bleue trop courte avec une boucle sur le côté ?
Oh putain cette robe !….

Que sont-elles devenues ?
Comment la vie s’est occupée d’elles ?
de leur âme, de leur cul, et de leur con ?

Ont-elles déjà fait l’amour dans les coquelicots ?
(au moins une oui)
Le corps Champagné ?
(aussi)
après avoir gerbé ?
(Erk mais idem)
à côté de leur mec endormi ?
(héhé !)
Suite à une rencontre sur internet
à l’arrière d’une bagnole, comme
ça, vite fait, et par la boîte à caca
alors,
que la plage était à dix mètres
(même si ça ne change rien pour la boîte à
caca)

en se faisant filmer ?
en se disant que c’était une connerie ?

que c’était la dernière fois avec ce gars-là ?
(hélas, aussi)

Comment savoir ?

Cependant
UNE chose désormais :
mon cœur est à l’épreuve
des dames. et le Petit sent le savon frais.

sinon : il est trois heures vingt
et les femmes que j’ai aimées
doivent avoir bien d’autres choses à penser.

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