Enculeries Quotidiennes, Une de la semaine

Enculeries Quotidiennes : le racket des radars et la clope

Sur l’échelle des merdes distribuées au peuple pour UN faire immédiatement une grosse pute surtaxée et DEUX pourquoi pas dans la foulée lui niquer la santé, je pense que la clope peut sans souci être placée dans le top de l’enculerie généralisée, avec le prix de l’essence et l’interdiction de distiller sa propre gnôle. Viennent ensuite dans ce classement sodomique du citoyen : la TVA, les jeux de hasards et tout ce qui touche à la bagnole : contrôle technique, péages, radars, etc.

En tant que prolo rural, les transports en commun, les trottinettes électriques et le métro ne sont pas à ma disponibilité, autant dire que le ramonage de mon anus via tout ce qui touche mes déplacements en voiture est perpétuel, inévitable et donc extrêmement désagréable et humiliant à vivre au quotidien.

Prenons l’exemple des radars. La sortie du village se profile en une longue pente douce menant vers la plaine. Impossible, pourtant j’ai une caisse de merde, genre poids plume de la bagnole avec un moteur en carton, mais impossible de ne pas dépasser les 50 km/h sans avoir le pied sur le frein. En troisième avec le frein moteur, t’accélères. La route est dégagée, large, avec de la visibilité. Donc faut vraiment être un mongolien sous Xanax ou un putain de fou furieux suralcoolisé pour te planter ou planter quelqu’un dans cette sortie. Ben ces enculés de gendarmes, parce que quand ils font des plans comme ça, c’est de l’enculerie, ils se placent à vingt mètres du panneau de sortie, planqué dans le recoin d’un chemin, comme des gros violeurs attendant une joggeuse dans le bois de Boulogne. Si le but du contrôle de la vitesse par les gendarmes est la sécurité routière, ce point de contrôle n’a rien à foutre ici. Deux kilomètres plus loin, y’a une ligne droite à la Mad Max où tout le monde tape des pointes à 120, et là, ils n’y sont jamais. 

Alors moi je veux bien, le soutien aux forces de l’Ordre, les quartiers difficiles et tout ça. Mais dans mon coin les gendarmes n’assurent pas la sécurité en fait, ils violent le portefeuille des prolos ruraux qui ont déjà un trou béant dans leur compte avec l’essence qu’ils dépensent tous les jours pour aller produire la richesse de ce pays. Voilà la vérité du réel : Les mecs en survêtements qui fabriquent des égorgeurs de Français ont le droit de réceptionner la flicaille avec de la mitraillette russe, sans que ça mène à trop de conséquences, et les Français de toujours, bien peinards et abandonnés dans leurs campagnes, n’ont de droit que celui de se faire ramoner le conduit sans trop râler sinon y’a outrage. Et quand ils vont gueuler en ville que quand même c’est pas normal que l’école primaire ferme ENCORE une classe ou que la sodomie quotidienne dès 8 heures du matin ça fait mal et qu’il faudrait ralentir un peu la cadence, ils se font crever les yeux et arracher des mains dans une rue où en 1944 le peuple français se réunissait pour célébrer sa liberté retrouvée. Sans déconner ? Vous voulez respecter la « Justice » après ?

 

Bon la clope maintenant… J’en suis au stade où depuis vingt ans je charbonne plus qu’une locomotive au temps du Far West. Comment j’y suis venu ? Pour l’intégration sociale. Et ce choix de crétin fini résulte d’une opération mathématique très simple :

enfance pourrie + absence totale de prise de conscience = devenir une grosse merde à 16 ans.

 

Je ne vais pas ici expliquer en détail le long processus qui m’a conduit à ce résultat – je garde ça pour plus tard – mais disons qu’à un moment il m’a fallu choisir entre deux équipes : celle des sportifs qui regardent les films de Stallone, roulaient des galoches monstrueuses aux plus belles gonzesses du lycée et criaient « vive la France ! » en soulevant de la fonte OU celles des gauchistes qui écoutaient du reggae, léchaient le cul des Palestiniens, traitaient les sportifs précédents de « fachos » et allaient se bourrer la gueule et fumer du shit le mercredi après-midi – au lieu de lire des livres sur l’histoire de France empruntés au CDI – puis se branlaient en douce sur… les plus belles gonzesses du lycée.

En vous précisant qu’enfant je n’avais pas le droit de regarder les films du soir à la télé… Je vous laisse deviner l’équipe choisie… Et je suis tombé dans tous les pièges, jusque pendant longtemps. Le réveil a été trop lent et tardif pour que la rééducation ne soit pas elle aussi longue, pénible et douloureuse.

Après, sur le tabac en lui-même y’a beaucoup de choses à dire… Déjà sur les marins qui, croyant que la terre était ronde, sont quand même aller voir si c’était vrai. Et qui alors ont trouvé que le rhum et le cigare des Indiens c’était pas mal et que ça pousserait sûrement dans le sud-ouest, immense respect les gars !

 Puis y’a les modes de consommation. Alors la pipe, au début en roseau, servant à aspirer la fumée du camp de base c’est les Scythes du Vème siècle av. J.-C., parce qu’à l’époque, sertir le barbecue dans le fond de la gorge c’était l’équivalent de la pastille mentholée de l’époque. Ensuite la pipe est devenue soit un truc de nain barbu pas trop propre dans le Seigneur des Anneaux soit un instrument de dandy super classe aux moustaches cirées dans les salons parisiens.

Puis t’as le tabac à priser, façon gros sniffeur en attendant l’arrivée de la coke, pratique très « prisée » justement par le grand Napoléon et la grande séparée Marie Antoinette. Ensuite vient le cigare, classe absolue, même dans la mangrove bolivienne entre deux ventilations de capitalistes avant de se faire chopper et ventiler à son tour par la junte (Cf Che Guevara), ou dans la même jungle mais occuper à déboîter de l’extraterrestre (Cf Schwarzy dans Predator). Bref le cigare c’est la classe !

Et enfin, la clope, roulée ou à rouler, industrielle, blindées d’aromates utilisés normalement pour faire décoller des fusées ou buter des rats. Hyper addictive, surtaxée, elle a fière allure quand Gabin s’en roule une dans Touchez pas au Grisby – mais c’est surtout parce que c’est Gabin – ou dans les tranchées, beaucoup moins lorsque c’est la troisième que j’enchaîne, qu’il est sept heures du matin, et que j’en suis à mon quatrième café en écrivant ces lignes.

Le gros problème avec la clope, outre le côté puer de la gueule et jaunir les dents – qui peut être raccord avec un style « feuilles mortes de l’automne » – c’est que lors d’un petit combat pied-poing face à un gars de vingt kilos de plus que toi, tu te rends vite compte qu’en début de deuxième round t’as déjà plus souffle, alors déjà le temps passe plus lentement, et ensuite les coups sont plus dur à donner, ce qui est un pêcher, car c’est écrit dans La Bible qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Et… n’importe qui pratiquant un sport de contact ne peut qu’adhérer à cette sage formule. 

 

Bon, pour finir, parce que c’est bien beau tout ça mais je dois aller couper du bois et payer mon amende… Que dire ? Déjà que le racket des radars cautionnés par nos gendarmes, qui vraiment devraient avoir autre chose à foutre ou, au pire, se placer là où il y a vraiment des gens qui se démontent en bagnole et finissent dans le ravin, ça casse violemment les burnes et même plus que ça.

Ensuite que pour sauver les gosses il faut leur faire aimer l’histoire de France, leur donner du saucisson à sucer plutôt que du Palestinien, et surtout ne pas les priver de Rambo le soir sinon ils passeront pour des merdes le lendemain au collège. Aussi arrêtez avec les survêtements, ça fait sac poubelle même si c’est de la marque.

Et enfin… pfff… arrêtez la clope. Mais comme ma charité bien ordonnée doit commencer par ma pomme, je vais d’abord pratiquer cet acte héroïque avant d’en conseiller l’usage. Affaire à suivre.

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