la Une de la semaine

#0 – ÉDITO SOUTERRAIN

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….Rien de mieux qu’un 15 août pour se remettre au clavier ! Le calme de la rue, le ciel bleu, la gueule de bois de la veille partie, what else ?
….Plus d’un mois sans se croiser, bande de suceurs de vanille, j’imagine même pas à quel point je vous ai manqué, surtout vu l’abondance du nombre de messages s’inquiétant de mon absence. Non, en réalité PERSONNE ne m’a écrit (snif ?!), mais laissez-moi me croire « populaire », ma descendance m’ayant balancé ce mot trois fois par jour minimum durant un mois, j’ai du mal à m’en débarrasser. Et ouais, la seule vraie cause pour laquelle je n’ai pas tripoté le clavier durant tout ce temps a été la venue de mon petit bonhomme sur cette bonne île Bourbon (petite elle aussi). J’ai pas tripoté grand-chose d’ailleurs, hormis une pelle et une balayette pour ramasser les miettes de tartines de polystyrène bio (galette de riz soufflé je crois qu’ça se call) abandonnées au sol avec un peu de crème de marrons après le petit déjeuner et sa main pour la retirer de mon téton endolori par ses malaxages (rien de pervers là-dedans, c’est juste son truc, mais vous pouvez pas piger). Les joies du retour à la parentalité quoi ! Ça et son nouveau hobby :
….« Papaaaaa…
….– Ouais.
….– J’peux te poser une question ?
….– C’est fait.
….– Non mais sérieux.
….– Ok.
….– Blier il est mort ?
….– Oui.
….– Il avait quel âge ?
….– Très vieux.
….– Et Rocco (Belmondo dans 100 000 dollars au soleil) il est mort ?
….– Il va pas tarder.
….– Donc il est plus jeune que Blier ? »
….Faîtes ça pour chaque acteur et actrice vus dans un film plus vieux que lui, faîtes des variantes en mixant le tout genre « Et entre Gabin, Rocco, Audiard et Lino, c’est qui le plus vieux ? » et vous aurez une idée de pourquoi ces retrouvailles avec mon enfant unique (et donc préféré) après plus d’un an d’absence, valait bien une pause littéraire…
….Mais le voilà parti et, couper en deux par la larmichette qui a failli jaillir de mon oculaire astigmate en le voyant se faire engloutir par le couloir de l’aéroport sans savoir vraiment quand je le reverrai et la joie de me remettre à bosser dans la solitude et le silence, il me fallait bien un jour de pause et une gigantesque gueule de bois à base de Picon bière pour me recadrer et torcher ces lignes…
….Sans parler du fait de devoir me reconditionner (un peu) le cerveau. Quand vous passez sans transition d’une immense dose de bars et d’émissions politiques chiantes sur YouTube abreuvant mes idées de chronique à L’Histoire Sans Fin (film datant d’une époque où l’on ne prenait pas encore trop les enfants pour des cons), La Belle Verte (merveilleux) en faisant un détour par The Mask, Madagascar (film datant d’une époque où l’on prend les enfants pour des cons), Wayne’s World (méga teuf !), le Diner de Cons (il est mort Pignon, Papa ?), le tout intercalé de quelques Audiard, vous imaginez le bordel dans la caboche ! Plus les sauts en parapente, les parties de billard, la vie dans une cabane perdue au milieu de la savane durant une semaine à faire la bouffe au feu de bois, l’incroyable talent qu’à un petit truc de vingt kilos pour vous dégagez du plumard durant la nuit et les recadrages éducatifs… Bref, la plongée dans le boulot de papa a été intense, et je comprends mieux pourquoi – étant considéré comme un boulot – les allocations ont été inventées…
….Ce petit temps de pause m’a également permis de mieux réfléchir sur la direction que je voulais donner au blog, et à ma vie en général. J’en ai maintenant une idée plus approfondie (du moins sur le blog), si je puis dire (excusez moi, je suis un peu rouillé et seulement à mon second café). Comme l’idée générale tourne autour de « plus jamais d’usine ni de patron » et « ma claque de collectionner les lettres de refus des maisons d’édition (celle de Grasset, éditeur de Beigbeder, Despentes et Bukowski, entre autres, m’a bien fait rire et renforcé mon constat, avec son « ne correspond pas à notre ligne éditoriale », que vraiment y’a un truc qui cloche sur les bords de ce milieu), le choix me reste alors de :
….1 – Trouver un pied de riz, une gonzesse qui voudrait bien s’occuper de moi et laver mes caleçons pendant que je lui rince le clito et m’occupe de ses fleurs en attendant d’être édité car elle aurait une foi (iné)branlable en mon talent.
….2 – Mettre les bouchées doubles sur le blog, et me démerder pour tout faire moi-même, l’écrivain, le correcteur, l’éditeur, le publicitaire et tout et tout en croisant les doigts de pieds gros comme ça pour espérer en tirer quelque chose avant mes quatre vingt ans.
….En attendant le 1 (grouille-toi chérie, y’a plus d’eau pour les pâtes et plus de poils sur mon menton que sur la brosse à dents), et pour parler de ce qui est vraiment intéressant (on va mettre de côté le fait que la Garde Nationale a joué du Daft Punk pour la fête nationale qui est, je le rappelle, la commémoration de la prise du pouvoir par le peuple et – surtout – du remplacement de la monarchie de droit divin par une monarchie bourgeoise de droit monétaire) (délectons-nous tout de même une minute – avant de passer à la suite – de cette nouvelle d’un extrême mauvais goût digne d’un canular téléphonique de Lafesse) (vous avez même le droit de vous lécher les badines) (Mais après tout, avec un Jupiter Pop-up se pavanant en haut des marches au bras de la Mommy, quoi d’absurde ? Dans un monde qui tournerait rond, je serais vendeur de sucettes au soja, pas écrivain) (j’ai pas un truc avec les sucettes depuis le début non ?) on va taper à fond la came sur le Blog.
….Alors :
….– Déjà, primo, first, le blog va incessamment sous peu dégager de Blogger (en tout cas au moment où je fais cette chronique ce n’est pas fait, mais… au moment où vous la lirez ???). Ça risque de me coûter un peu du pognon que je n’ai pas mais cela me semble judicieux. En effet, ces derniers temps, durant mes rares moments passés sur la toile (entre deux « Papa il est mort Ace Ventura ? Il a quel âge ?), j’ai lu un article qui m’a assez refroidi. (Please, ne me demandez pas la date de parution et de qui on parle ni la source, je ne suis pas journaliste et donc mes informations n’ont AUCUNE valeur). Toujours est-il qu’après le rachat de Blogger par Google, un écrivain punk transgenre (fallait le faire) s’est vu supprimer son blog du jour au lendemain pour cause de « non-conformité aux règles d’utilisation ». Résultat : 15 ans de boulot foutus à la poubelle en un clic. Donc, ce qui marche pour les relations sociales (les plus vieux lecteurs Sauron, heu… sauront de quoi je parle) fonctionne aussi très bien pour le boulot (normal tu me diras, vu que l’on applique les règles de l’entreprise aux gens. Non ? N’avez-vous pas de PROJET dans votre couple ? C’est bien ce que je pensais). Bien que je soye très loin d’avoir une popularité pouvant inquiéter Big Broogle, autant prendre les devants pour une fois, et foutre le camp.
….– Ensuite, ce que vous connaissiez auparavant sous le nom « Chroniques » sera divisé en deux parties : le « Journal Souterrain », ou « sous tes reins », j’ai pas encore décidé (Inconvénient d’être un type instable, on ne sait jamais prendre une décision totalement définitive sauf lorsqu’il s’agit de se mettre des bâtons dans les trous) (Beaucoup trop de parenthèses dans cette chronique non ?) et une autre qui s’appellera « Les restes » ou un truc du genre. Le Journal sera présenté avec l’esprit d’une revue littéraire underground (souterrain en français, voulant aussi dire résistanceà toute la merde qui nous entoure, mais aussi cave, donc là ou sont nées le jazz et le rock, mais aussi… tout ce que vous voulez de cool). Une chronique – ou nouvelle – de votre serviteur y sera publiée tous les jeudis (parce que le mercredi c’est le jour des gosses et que j’ai encore un peu de morale ET en mémoire aux Jeudis de l’Angoisse même si je vois pas trop le rapport) à 6 heures du mat’ – heure française bande de veinards – (date d’ouverture des kiosques informatiques). Mes autres écrits en prose traitant de sujets divers et variés (critiques de bouquins, recette de cuisine, manuels sur comment soigner une brûlure de café avec de la bière ou comment survivre à une soirée où la seule musique diffusée est du rap, etc.), et torchés durant le reste de la semaine, iront dans « Les restes ». Pour vous y retrouver, toutes les parutions du Journal (pour faire plus « ine ze mouve » et pas trop vous paumer) commenceront par un « hache-tague » et n’auront pas forcément de titre (Journal Souterrain ça suffit non ?). Comme j’ai un vieil ordinateur où y’a pas de logo avec une hache (et puis un punk viking canadien que je connais en a déjà une), moi, je mettrais seulement un dièse (pfff ! vieux réac’!). Le Journal aura aussi pour vocation de faire découvrir d’autres écrivains que moi et leur donner la possibilité d’être lu et publiés. Le but ultime étant aussi de LES PAYER (non mais tu délires-là, ce sont des artistes, l’argent ne les intéresse PAAAAAAAAAAAS !) lors de leur publication. Mais on en est encore loin… et ne vous inquiétez pas, mes chroniques précédentes resteront, jusqu’à ce que j’en fasse quelque chose comme un livre. Un vrai, avec du papier dedans et tout. Et puis, comme je compte sortir des bouquins, va se créer une rubrique Éditions Souterraines. La mission est de sortir un premier roman (qui sera en vrai mon second) pour Noël, puis un recueil de poèmes et un autre de nouvelles dans la foulée…
….– Et d’autres choses…
….Pour plus de détails, laissez-moi le temps de bien me ttre les idées au clair et d’éditer une sorte de Manifeste (d’une quinzaine de pages je pense), cherchant à clarifier les choses et aussi à ameuter le client (il sera disponible uniquement aux abonnés).
….Vous l’aurez compris, j’ai cogité grave ! Et, comme pourrait le dire mon déserteur préféré, je suis une revue littéraire à moi tout seul (lala lalaaaa). Parce que, faut bien le dire, je vais en enfiler des casquettes dans le but de vous accrocher les yeux sur des lignes différentes et aussi – faut pas se leurrer – dans l’espoir d’améliorer ma situation financière et faire comprendre à mon banquier que ça ne sert à rien de m’envoyer des e-mails parfumés au sceau de l’huissier. Il n’est pas mon genre de toute façon, je les aime fortes et fragiles, pas pourries et vénales jusqu’à la moelle (quoique…). Eh oui, que voulez-vous, on peut-être un artiste et tout de même considérer qu’on a le droit de gagner sa croute avec sa prose. Non mais Allô quoi !

….On se revoit donc très bientôt. D’ici là, remplissez-vous la tête avant de penser à vous la vider, lisez des livres (surtout les miens), welcome dans cette nouvelle aventure, merci de me suivre et de mémé.

….À la semaine prochaine

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