poème

Nuit rouge

hôtel des Compagnies d’Orient
trois heures du matin
solitude et
chaleur à crever
La dengue n’est pas loin
le fond de la bouteille non plus.

des pans entiers
de mon âme gouttent sur les carreaux
crades.
le futur est dépassé ici.

hier a changé de peau lorsque j’avais les yeux fermés
je ne reconnais pour rien
on est trop loin de tout ici
on s’oublie dans les néons
on sévit dans la nuit rouge
dans les tam-tam du maloya

en face
un chat se repose sur un mur
lui
à l’air à sa place.

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