poème

Il dort

la tête engloutie par la couette jaunie
je ne vois que ses chaussettes
(beige à pois rouge et pas si propres)

Tiens, il vient de bouger
(sans doute le bruit du clavier)
je vois un peu de son jean et de
sa tignasse blonde désormais

Il dort
et ça fait un an que je ne l’ai pas vu dormir
et
ça valait bien les flics, les pleurs
l’eczéma sur les mains, les litres d’alcool
et de rage
un avion manqué et l’autre que j’ai bien cru
sentir s’écraser
sans oublier
les coups tirés sans passions
les texto à la con
et les prises de tête trop bêtes pour être oubliées

(et le fait qu’on se pèle les couilles sorti des tropiques !)

Il dort
et ça vaut tellement de pognon.

Merci
merci de me laisser le regarder
mon fiston

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